Le Territoire à l’œuvre #2

Dans le cadre de la triennale d’art public « Le Territoire à l’œuvre #2 » à la Galerie Fernand Léger d’Ivry-sur-Seine, Stefan Shankland présente le « 1% MARBRE D’ICI ».

Après une première édition en partenariat avec le Cnap (Centre national des arts plastiques), « Le territoire à l’œuvre » devient une manifestation triennale consacrée à l’art public.« Le territoire à l’œuvre #2 » a pour but de révéler et promouvoir les artistes de la scène contemporaine française dont la démarche artistique interroge la présence des arts visuels dans l’espace urbain. Cette exposition présentera les études (dessins, maquettes, photographies, etc.) de projets imaginés à la suite d’un appel à candidatures lancé par la Galerie Fernand Léger, avec pour objectif de valoriser la conception d’œuvres en relation avec le territoire, dont celui d’Ivry-sur-Seine. En écho à la première édition, une salle sera également réservée à la collection d’études et maquettes du Cnap pour la présentation de projets de commandes publiques récents ou en cours.

Liste des artistes : Céline Ahond, Clément Borderie, Florian Brillet & Nicolas Lelièvre, Axel Brun, Inès Cox, Laetitia Delafontaine & Grégory Niel, Dewar & Gicquel, Thomas Garnier, Christophe Gaudard , Na Kim, Flavie L-T & Sami Trabelsi, M/M, Kinya Maruyama, Catherine Melin, Robert Milin, Abraham Poincheval, Mirela Popa, Francisco Ruiz de Infante, Alexandra Sà, Edouard Sautai, Stefan Shankland, Studio Dumbar, Agnès Thurnauer et Raphaël Zarka.


Au cours de l’été 2016, l’équipe Marbre d’ici était au travail passage Hoche à Ivry-sur-Seine. La vidéo Sans fin (5’19) documente le processus de production d’une colonne en Marbre d’ici réalisée à partir de gravats glanés sur une petite friche au cœur de la ZAC du Plateau.
Sans fin (5’19), 2016

1% des matériaux de construction conventionnels remplacés par du Marbre d’ici
« Le Marbre d’ici est un béton local produit à partir du recyclage de gravats issus des démolitions d’immeubles. Les décombres de l’architecture sont triés par nature et par couleur, concassés, broyés et tamisés pour produire des granulats ou des poudres utilisées en tant que pigments. Mélangés à un liant hydraulique et à de l’eau, malaxés puis coulés en strates, les ruines urbaines et les déchets de chantier sont transformés en un matériau noble : une nouvelle ressource pour l’architecture et l’aménagement des espaces publics. En valorisant le processus de production autant que le produit fini, le protocole Marbre d’ici vise à impliquer les professionnels de la construction, les acteurs culturels et les habitants dans une action collective : la transformation des restes de la ville d’hier en un nouvel ouvrage à haute valeur ajoutée esthétique, patrimoniale et sociale pour demain. Notre proposition est de remplacer 1% des matériaux de construction conventionnels par du Marbre d’ici. Le « 1% Marbre d’ici » s’apparente au « 1% artistique » qui accompagne habituellement la construction d’un bâtiment public. Mais il dépasse le cadre traditionnel de la commande artistique en lien avec un immeuble, pour s’adresser à l’acte de construire en général : une nouvelle façon d’intégrer la création contemporaine dans la transformation urbaine et l’aménagement des territoires. »